Marc DOVERO
Psychothérapeute Corporel et Emotionnel Paris 8è
Docteur en Psychologie Clinique
Psychothérapeute à Paris 8è
Docteur en Psychologie
Marc DOVERO
Psychothérapeute Corporel et Emotionnel Paris 8è
Docteur en Psychologie Clinique
Psychothérapeute à Paris 8è
Docteur en Psychologie

Numéro Adeli : 759353626

Psychothérapie corporelle et respiration

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Pour vous guider dans ce voyage à travers la respiration, il est utile d’avoir des repères posés par de nombreux thérapeutes et spécialistes du corps en psychothérapie et en développement personnel. L’utilisation de la respiration dans un but thérapeutique, psychothérapeutique et spirituel remonte à l’antiquité et se rencontre dans les diverses traditions spirituelles occidentales et orientales.

Dans la psychothérapie moderne nous retiendrons les jalons posés par Reich, Eeman, Dürckheim et

Orr pour avoir montré l’importance de la prise en compte de la respiration dans une perspective psychothérapeutique.

Ces chercheurs ont posé le rôle fondamental d’une respiration ample et libre de blocage pour une santé optimale.

Wilhelm REICH : la respiration est plaisir

Un des premiers psychothérapeutes à considérer l’importance de la respiration et de ses blocages dans le traitement des troubles psychologiques fût W. Reich, élève de Freud.  Il comprit dès les années 1930 que « l’inhibition de la respiration était le mécanisme physiologique de la répression et du refoulement de l’émotion et par conséquent le mécanisme fondamental de la névrose »

L’inhibition de la respiration entraine deux conséquences négative sur la vitalité de la personne.

Au niveau purement métabolique, la quantité d’oxygène introduite est moindre et la production énergétique dans l’organisme s’avère diminuée, à un second niveau plus corporel : le diaphragme se contracte, son mouvement se trouve limité au fur et à mesure que la respiration devient superficielle.

Reich va comprendre la fonction de la respiration inhibée, celle-ci devient un mécanisme fondamental pour supprimer les sensations d’angoisse et de plaisir. La personne va au fil des ans installer une respiration où l’aspect inspiratoire l’emporte sur celui expiratoire, créant ainsi un déséquilibre et empêchant l’expiration profonde. « Il n’est pas un seul névrosé qui soit capable d’expirer en un souffle unique profondément et également ».

Léon EEMAN : la respiration est relaxation

Eeman, pionnier de la psychothérapie corporelle dès 1926 en Angleterre, avait saisi l’importance de l’inhibition respiratoire chronique dans les troubles psychologiques, de même que les liens entre émotions et blocages respiratoires « c’est un axiome que chaque facteur subconscient a un effet sur muscles de l’appareil respiratoire».

Selon lui, la respiration est le reflet et la cause des troubles émotionnels « parmi les plus évidents effets de surface des facteurs psychiques subconscients, l’inhibition de la respiration est non seulement le plus facile à observer , à contacter et à faire prendre conscience au patient mais aussi celui qui produit le résultats les plus spectaculaires et radicaux d’un point de vue psychanalytique»

Dès les années 1920, Eeman en saisissant l’aspect négatif du contrôle et de l’inhibition respiratoire sur la santé émotionnelle met au point une technique respiratoire où il demande au sujet de prendre une profonde inspiration puis d’expirer immédiatement en soupirant. Le soupir s’il est un expire est avant tout une expiration passive, aucun effort ne doit être fait pour pousser l’air.

Par différentes techniques manuelles manipulatives nommées « myognose », il va créer une méthode psycho-corporelle originale en précisant que « toute approche qui rend un patient conscient de la contraction inconsciente des muscles qui contrôlent la respiration et qui lève cette contraction a un effet thérapeutique »

Karlfried DÜRCKHEIM : la respiration est méditation

A partir de la tradition de Zen qu’il étudie au Japon, Dürckheim montre que « l’homme a un long chemin à parcourir, même s’il ne souffre pas de troubles respiratoires pour apprendre à bien respirer consciemment en laissant venir naturellement la respiration »

Dans un chapitre « l’exercice de la respiration » de son célèbre ouvrage Hara, il montre l’importance de la pratique d’une écoute de la respiration qui ne soit pas le produit de la volonté mais l’aptitude à laisser s’établir une respiration diaphragmatique « tout exercice juste de la respiration a pour but de restaurer la respiration diaphragmatique où la première chose à apprendre est de laisser s’accomplir de lui-même le phénomène de la respiration ».

Dans une optique méditative, il s’intéresse à l’aspect introspectif de la respiration qui devient le moyen de contact avec le centre de gravité juste de l’être humain, situé dans le ventre et bas ventre.

La pratique du souffle introspectif et méditatif permet de laisser la respiration se poser, descendre dans le ventre à l’expiration puis repartir à l’inspiration.

Leonard ORR : la respiration est renaissance

A partir de sa propre expérience de la respiration Leonard Orr, va créer une méthode de respiration dans les années 1970 nommée « rebirthing ou rebirth » dont le but est « la remémoration et le revécu de la naissance ; il s’agit de revivre physiologiquement, psychologiquement et spirituellement le moment de notre première respiration et d’éliminer ainsi le traumatisme qui en résulte. Ce processus transforme l’impression subconsciente de notre naissance comme étant une douleur primale en une expérience de plaisir ». La technique respiratoire relie l’inspiration à l’expiration en un rythme détendu pour créer une fusion entre les deux temps respiratoires qui deviennent circulaires. En respirant ainsi durant une période de plus d’une heure et en localisant la respiration au niveau thoracique, l’unification de la respiration se produit, entrainant une expérience d’unité et de grande détente.

Selon Orr, le traumatisme de la naissance crée un sentiment d’anxiété chez l’être humain tant qu’il n’a pas été intégré. Nous avons donc tous un mécanisme respiratoire endommagé dès la naissance car lors du changement brutal de sa naissance l’enfant vit de nombreux stimuli d’une trop forte intensité comme les contractions, les pressions, les lumières vives, les contacts parfois violents dus aux nécessités médicales (forceps, pressions et tractions sur la tête).

La coupure rapide du cordon ombilical parfois utile mais souvent anticipée empêche l’apprentissage tranquille d’une respiration pulmonaire. La séparation trop précoce avec le corps maternel provoque douleurs physiques et terreurs psychologiques chez le nouveau -né qui expérimente ce brusque changement d’état.

La technique respiratoire utilisée va permettre au sujet de revivre le moment du premier souffle pulmonaire, mais en étant en sécurité dans le cadre thérapeutique. Il se produit une sensation d’étouffement identique à celui de la naissance où le bébé se débat en suffocant. L’acceptation de ce moment qui se reproduit en général par étapes en thérapie permet de dépasser ce stade délicat de notre arrivée dans ce monde en étouffant.

Marc Dovero


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